Est de la RDC : la guerre se finance aussi à la bière
Dans l'Est congolais, les minerais n'ont plus le monopole de l'économie de guerre : une bouteille de bière suffit désormais à faire trinquer les rebelles… aux frais des Congolais !
En RDC, les projets agricoles poussent parfois plus vite que les récoltes, et les discours sur l’autonomisation des jeunes que les entreprises réellement viables. Avec l’affaire PEJAB–BAD, l’heure n’est plus aux photos de bénéficiaires ni aux acrobaties des chiffres : il faut ouvrir les comptes, vérifier les résultats et soumettre notre gouvernance agricole à un véritable examen de conscience.
En RDC, la démocratie a parfois un drôle de casting : les élus ont le mandat, mais d’autres personnes prennent le micro pour parler au nom de tout un peuple ! De Walikale aux autres territoires, cette multiplication des porte-parole autoproclamés révèle une question qui dérange : quand les élus ne se font plus entendre, qui finit par représenter la population ?
Visiblement, Yabéto n’a pas fini de faire ses valises ! Deux prix BRICS en poche, deux nouvelles compétitions en ligne de mire : l’innovateur congolais Rodrigue Disolokele poursuit son aventure internationale avec son projet présenté dans la rubrique des applications intégrant l’intelligence artificielle.
Le Congo regorge de richesses, mais peine encore à transformer ses ressources en industries, ses capitaux en technologies et ses ambitions en champions économiques. Tant que l’importation rapportera davantage que la production et que les réseaux d’influence pèseront plus lourd que l’innovation, notre économie fabriquera des commerçants prospères sans bâtir suffisamment de capitaines d’industrie.
Face aux tensions politiques et à l’agression extérieure, les Femmes leaders politiques mongalaises pour la paix et le développement (FELPMOPAD) appellent les Congolais à dépasser leurs divergences pour défendre la souveraineté nationale. Et, soutiennent le dialogue initié par Félix Tshisekedi, à condition qu’il respecte la Constitution et les institutions républicaines.
Des blessés par balles, des tensions autour des plaques d’immatriculation et un appel urgent à la responsabilité : les femmes leaders mongalaises réclament la vérité et privilégient le dialogue pour éviter une nouvelle escalade.
La RDC a-t-elle trop dialogué pour si peu de résultats ? Le problème n’est pas de dialoguer, mais de savoir pour qui, pourquoi et pour quelle finalité. Car un dialogue qui sert les ambitions politiques sans refonder l’État ne fait que préparer les crises de demain.
En RDC, nous excellons dans l’indignation, mais peinons à anticiper. La population subit, les dirigeants improvisent, puis chacun s’emporte lorsque la crise éclate. À force de confondre colère et stratégie, nous finissons par subir les événements que nous aurions dû prévoir.
Conquérir le pouvoir est une ambition ; gouverner une nation est une épreuve d’intelligence, de compétence et de sagesse. Car lorsqu’un peuple devient le laboratoire des ambitieux, c’est toute une nation qui en paie le prix.
Un virement depuis un compte affilié au gouvernement congolais vers une société texane propulse Kinshasa dans une affaire qui secoue l’entourage de Donald Trump. Entre réseaux d’affaires, passeport diplomatique et accusations de détournement, une question demeure : à quoi cet argent était-il destiné ?
Premier Asiatique à diriger le Collège des cardinaux, Luis Antonio Tagle connaît aussi la RDC. De Lubumbashi à Goma, en passant par Kinshasa, il a côtoyé une Église confrontée à l’insécurité, aux déplacements et aux dérives sociales. Un passé congolais qui donne une résonance particulière à son ascension au Vatican.
Entre les avertissements de Joseph Kabila en 2025, ses nouvelles déclarations en octobre 2026 et l’émergence d’un front politico-militaire, le Congo est-il passé à côté de signaux stratégiques majeurs ? Derrière cette recomposition, une question dérange : le pouvoir de Kinshasa gouverne-t-il les événements ou court-il toujours derrière eux ?
Le Congo sait produire, mais sait-il acheter congolais ? Le 29 octobre, le Congo Business Expo 2026 mettra le Made in Congo sous les projecteurs. Reste à transformer les applaudissements en commandes, car les bravos ne paient pas les factures !
Tant que les règles resteront conçues pour protéger ceux qui gouvernent plutôt que ceux qu’ils gouvernent, l’alternance ne sera qu’une permutation des bénéficiaires du système, jamais sa remise en cause. Car le véritable mal congolais est un système qui survit aux dirigeants, recycle ses opposants, protège ses privilèges et transforme la conquête du pouvoir en une fin en soi.
En RDC, les hommes passent, les régimes se succèdent, mais le système, lui, résiste et reproduit les mêmes échecs. Car tant que le pouvoir restera organisé pour se conquérir, se conserver et se protéger plutôt que pour construire la nation, aucun changement de dirigeants ne suffira à transformer le pays.
En RDC, on nomme, on célèbre, puis on découvre parfois les dégâts. Le plus grand paradoxe ? Ceux qui sont censés transformer le pays peuvent devenir les principaux obstacles à son développement. Et, c’est toute une nation qui paie le prix des erreurs de casting au sommet de l’État.
En RDC, même vivre devient risqué. Routes meurtrières, écoles fragiles, soins précaires, entreprises asphyxiées, services essentiels défaillants : le danger s’est glissé dans presque tous les gestes ordinaires. Le drame n’est plus seulement de vivre mal. Mais c’est de finir par croire que vivre ainsi est normal.
Le Congo n’est pas condamné. Il est prisonnier d’un système où le pouvoir nourrit la rente, où la fonction devient privilège et où l’argent passe avant la valeur. Pour changer le pays, il faudra donc changer le logiciel — pas seulement les hommes.
Taylor Toeka Kakala
L’innovation technologique congolaise vient de frapper un grand coup sur la scène internationale. Yabéto Tech Congo s’est illustrée en Chine en remportant le Prix d’Excellence – "Excellent Award", à l’occasion de la 12ᵉ Exposition internationale des inventions et du concours "Belt and Road" & BRICS Skills Development and Technology Innovation.
De Kinshasa et Goma à la scène internationale : Rodrigue Disolokele et Neville Matabaro portent deux visages d’une RDC qui innove, fabrique, recycle… et refuse de rester simple spectatrice de la révolution technologique.
Le "Belt and Road" & BRICS Skills Development and Technology Innovation Competition n’est pas un simple concours destiné à récompenser des idées sur le papier. Il constitue une vitrine internationale consacrée au développement des compétences, à l’innovation technologique et à la transformation des solutions innovantes en applications concrètes.
Dans exactement dix jours, le 20 août prochain, le trafic ferroviaire sur la ligne emblématique Kinshasa-Matadi reprendra officiellement. Une réouverture qui marquera un tournant décisif pour mettre fin au calvaire des villageois vivant le long de ce trajet.
La Loi N°22/031 portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics marque une nouvelle ère dans la protection sociale en République démocratique du Congo. Promulguée le 15 juillet 2022, cette loi résonne comme une véritable révolution, offrant à des milliers de fonctionnaires une sécurité sociale modernisée, alignée sur les normes internationales.
Yabéto Tech Congo continue de faire voyager l’innovation congolaise. Après avoir décroché le Prix d’Excellence en Chine, en août dernier, l’entreprise technologique remet son projet Yabéto dans la course internationale. Cette fois, au Brésil.
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