La technologie, un levier d’autonomisation et d’inclusion sociale à Bukavu
Opinion
Publié le : 05 juin 2024
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Édito
La RDC a des niveaux de pauvreté parmi les plus élevés au monde, selon la Banque mondiale (AFP)
Publié le : 05 juin 2024
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En 2023, la dette mondiale a franchi le seuil sans précédent de 97 000 milliards de dollars. Dans ce contexte global croissant d’endettement, la République démocratique du Congo se trouve dans une situation particulièrement préoccupante pour les énergies renouvelables.
Dans une ville souvent associée aux crises humanitaires et aux défis sanitaires, une nouvelle bâtisse se dresse comme un symbole d’espoir et de résilience. Ce 11 décembre, Goma a franchi une étape décisive avec l’inauguration de sa première unité de production d’oxygène médical.
Dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la RDC, un vent nouveau souffle sur le Service national, autrefois perçu comme une contrainte. Le centre de formation de Kaniama-Kasese, anciennement considéré comme un mouroir pour les jeunes, est aujourd'hui devenu un symbole d'espoir et de renouveau. L’ancien canard boiteux attire désormais de jeunes désireux de s'engager volontairement, transformant ainsi leur destin.
C’est une scène devenue tristement banale en temps de crise : des files d’attente interminables devant les rares banques encore ouvertes, des distributeurs automatiques vides, des familles désemparées sans accès à leur propre argent. En RDC, comme ailleurs dans le monde, la guerre ne se contente pas de semer la mort et la destruction, elle gèle aussi les rouages de l’économie. Mais en 2025, doit-on encore dépendre du cash pour survivre ?
À Kinshasa, la capitale, un miracle silencieux s’opère. Une équipe de kinésithérapeutes et d’orthopédistes, armée de téléphones et d’imprimantes 3D, redonne espoir à ceux que la vie a amputés. À l’avant-garde de cette révolution se trouve Prothea Congo, un centre orthopédique mis en place pour améliorer la mobilité et la perception des personnes aux caractéristiques uniques. Une manière plus simple de leur offrir une vie plus équitable.
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Taylor Toeka Kakala
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