Quand les guerres forgent l’intégration économique dans l'est de la RDC
Édito
Publié le : 16 juin 2024
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Opinion
Avec l'accès à la technologie, Technophile offre des avenues novatrices pour l'emploi à des jeunes de Bukavu
Publié le : 16 juin 2024
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À Goma et Bukavu, les prix s’affichent en dollars, mais se paient en francs congolais. Ce qui semble être une simple conversion monétaire cache une réalité bien plus amère : celle d’un pouvoir d’achat en chute libre, victime d’un taux de change schizophrène. Bienvenue dans l’économie informelle des capitales du Nord et du Sud-Kivu, où 100 $ reçus via Mobile Money se transforment en une farce financière.
Pour couronner ses trois années d’études du premier cycle à l’ISAM/Bukavu, une étudiante en coupe et couture a confectionné une robe de mariée faite de pagne, dont la variété de motifs et de couleurs utilisée pour la réaliser est, au-delà d’être esthétique, également symbolique.
Chris Ayale, jeune prodige de l’informatique et fondateur de KivuGreen, n’a pas sa langue dans sa poche. Depuis Goma (est de la RDC), où il dirige avec brio sa start-up spécialisée dans le développement durable, il est aussi devenu l’une des voix les plus critiques envers les absurdités du système de mobile money en RDC. Le CEO s’est récemment attaqué à ce qu’il considère comme un frein majeur à l’inclusion financière : la politique de facturation des acteurs du mobile money.
Depuis le 19ᵉ siècle, la RDC a toujours été au centre des convoitises internationales. Pourquoi ? Parce que son sol et son sous-sol regorgent de trésors stratégiques. Après le caoutchouc, puis l’uranium, le pays est aujourd’hui l’épicentre de la course aux minerais 3T. Une malédiction ? Un atout ? Plongeons dans cette saga géologique et géopolitique.
Dans une démarche avant-gardiste, une start-up clé de l’éducation technologique à Bukavu s’allie à la province du Sud-Kivu pour lancer un projet de transport intelligent, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de mobilité urbaine en République démocratique du Congo.
Si la corruption en RDC avait un saint patron, elle aurait choisi Floribert Bwana Chui pour la détester. A 25 ans, ce laïc catholique, agent à l’OCC, a choisi le chemin difficile : dire "non". Non aux pots-de-vin. Non aux denrées avariées qui auraient empoisonné ses compatriotes. Et non, surtout, à une culture d’impunité qui avale bien plus que du riz périmé.
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