Quand les guerres forgent l’intégration économique dans l'est de la RDC
Édito
Publié le : 16 juin 2024
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Opinion
Avec l'accès à la technologie, Technophile offre des avenues novatrices pour l'emploi à des jeunes de Bukavu
Publié le : 16 juin 2024
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La République démocratique du Congo, un triste record : malgré ses immenses richesses naturelles, le pays détient le titre alarmant de champion mondial de l’extrême pauvreté, révélant un paradoxe criant entre potentiel et réalité.
Trois ressortissants chinois, arrêtés en possession de lingots d'or et d'importantes sommes en liquide au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont été condamnés à sept ans de prison ferme pour achat illicite et détention illégale de minerais.
Le dernier rapport, en septembre, du Fonds international de développement agricole dresse un tableau préoccupant de la situation alimentaire en Afrique : 300 millions de personnes, soit 20 % de la population du continent, ont souffert de la faim en 2023. Un constat qui met en lumière une réalité déconcertante : malgré les vastes ressources agricoles et une population jeune, la crise alimentaire persiste, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale étant les plus touchées.
Lundi 27 février, la Maison Blanche a appuyé sur le bouton pause. Le robinet de l’aide américaine se ferme. Fini les milliards de dollars qui irriguent les continents. La RDC, première bénéficiaire francophone en Afrique de cette manne, se retrouve en première ligne d’une crise qui pourrait dépasser les simples chiffres budgétaires.
C’est une scène devenue tristement banale en temps de crise : des files d’attente interminables devant les rares banques encore ouvertes, des distributeurs automatiques vides, des familles désemparées sans accès à leur propre argent. En RDC, comme ailleurs dans le monde, la guerre ne se contente pas de semer la mort et la destruction, elle gèle aussi les rouages de l’économie. Mais en 2025, doit-on encore dépendre du cash pour survivre ?
Dans un monde où l’agriculture doit être le socle du développement durable, comment investir dans le premier kilomètre quand la guerre sabote les semences avant même qu’elles ne touchent le sol ? C’est la question poignante soulevée par Grégoire Mutshail Mutomb, ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, lors du 48ème Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole, qui s’est tenu du 12 au 13 février à Rome.
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