Quand les guerres forgent l’intégration économique dans l'est de la RDC
Édito
Publié le : 30 août 2024
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Opinion
A Kisangani, les chutes Wagenya, autrefois visitées par l’illustre explorateur Henry Morton Stanley, sont tombées dans les oubliettes depuis des décennies
Publié le : 30 août 2024
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Fondée pour soutenir les femmes africaines confrontées aux défis du système allemand, Dada Afrika facilite leur intégration et améliore leurs conditions de vie. Un travail qui englobe généralement l’assistance administrative, l’orientation allemande, la santé et l’entrepreneuriat.
À Goma et Bukavu, les prix s’affichent en dollars, mais se paient en francs congolais. Ce qui semble être une simple conversion monétaire cache une réalité bien plus amère : celle d’un pouvoir d’achat en chute libre, victime d’un taux de change schizophrène. Bienvenue dans l’économie informelle des capitales du Nord et du Sud-Kivu, où 100 $ reçus via Mobile Money se transforment en une farce financière.
Depuis la prise de Bukavu par le M23 et la dégringolade économique qui en découle, une nouvelle espèce d’opérateurs économiques a vu le jour : les taxeurs improvisés des services mobiles. Airtel, Orange, Vodacom, Africell… Autant de noms qui sonnaient autrefois comme une promesse de modernité, mais qui aujourd’hui riment avec racket organisé.
Alors que le feu s’étendait, une vingtaine de maisons partaient en fumée à Nyamugo dans la soirée, suivies d’une trentaine d’autres à Nkafu quelques heures plus tard. Et comme toujours : bilan lourd en dégâts matériels, avec des centaines de sinistrés sans abris.
Lubumbashi, au sud de la RDC, a vibré hier au rythme de l’arrivée de Hélène Gakuru, DGA du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (Fogec). Armée de sa détermination légendaire et de son sourire contagieux, la numéro deux du Fogec est venue rencontrer les acteurs de l’écosystème entrepreneurial local, leur tendre une oreille attentive et, surtout, leur offrir des perspectives concrètes pour booster leurs projets.
À Singini, dans le Kongo Central, le mausolée de Joseph Kasa-Vubu, premier président de la RDC et artisan de l’indépendance, se meurt sous l’indifférence. Construit en 2006, ce lieu de mémoire se dégrade inexorablement, abandonné aux intempéries et à l’érosion. Alors que les villageois tentent désespérément de préserver ce patrimoine, les promesses d’entretien et de valorisation faites depuis près de deux décennies restent lettre morte.
Taylor Toeka Kakala
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