RDC : qui pour conduire le bus d'un trésor que tout le monde convoite ?
Édito
Publié le : 30 août 2024
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Opinion
A Kisangani, les chutes Wagenya, autrefois visitées par l’illustre explorateur Henry Morton Stanley, sont tombées dans les oubliettes depuis des décennies
Publié le : 30 août 2024
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Le phénomène de la migration des élites intellectuelles africaines s'impose depuis des décennies comme un sujet de débat crucial. La fuite des cerveaux, souvent perçue comme la soustraction discrète de quelques brillants esprits d’un environnement où ils sont choyés, contraste avec l'exode massif de cadres qualifiés cherchant désespérément des conditions de vie et de travail meilleures, même sans y être expressément invités.
Sous l’impulsion du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, la question de la souveraineté technologique prend une nouvelle dimension.
Kinshasa, c’est les coupures d’électricité intempestives, mais c’est aussi une jeunesse bouillonnante d’ingéniosité. Au cœur de celle-ci, une marque se dresse, aussi audacieuse que visionnaire : Yabéto. Son nom, "le nôtre" en kikongo, en dit long sur son ambition : offrir à la RDC sa propre gamme d’ordinateurs, de téléphones et de tablettes, conçus et assemblés sur place, par des cerveaux congolais, pour des utilisateurs congolais.
Il y a deux ans, les élèves de l’Institut technique industriel de Goma ont fait sensation en dévoilant deux modèles de véhicules révolutionnaires. Entièrement fabriquées à partir de matériaux recyclés, ces créations ont mis en lumière l’ingéniosité de ces élèves. Le "Mad Max", avec son design tubulaire, et le "Lynx M13", un modèle plus compact, ont suscité l’admiration de la communauté.
Perdu dans une végétation luxuriante à 17 kilomètres à l’est de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka est bien plus qu’un simple tarmac. Avec sa piste de 3 500 mètres, il est le témoin silencieux de l’histoire et des turbulences d’une région riche en promesses.
Pour couronner ses trois années d’études du premier cycle à l’ISAM/Bukavu, une étudiante en coupe et couture a confectionné une robe de mariée faite de pagne, dont la variété de motifs et de couleurs utilisée pour la réaliser est, au-delà d’être esthétique, également symbolique.
Taylor Toeka Kakala
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