Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
La capitale congolaise n’a pas seulement connu une journée de tension. Elle a offert, une fois de plus, le spectacle inquiétant d’un État qui semble courir derrière sa propre autorité.
Lors d’une cérémonie émouvante à la résidence royale de Cirunga, Jean-Jacques Purusi a rendu hommage au Mwami Désiré Kabare Rugemanizi II, décédé. Le gouverneur du Sud-Kivu a salué la mémoire d’un leader visionnaire et dévoué, reconnu pour son engagement en faveur de la paix et du développement, dont l’influence s’étendait au-delà des frontières de Kabare.
Le ministre des Finances vient de frapper un grand coup. Avec 1,9 milliard de dollars fraichement signés auprès de la Banque mondiale, la RDC s’offre une place de choix dans la cour des grands projets de transformation. Et si ce n’était pas juste une annonce de plus ?
Les récentes déclarations du sénateur Aristide Bulakali sur une mission de l’Assemblée nationale congolaise en Ouganda font l'effet d'une bombe. Avec un style aussi tranchant que précis, l'élu du Sud-Kivu a livré une analyse géopolitique digne des meilleures parties de Risk.
L’épineuse réforme de la Police nationale congolaise (PNC) semble naviguer à vue dans un cadre juridique et réglementaire pourtant limpide. Emmanuel Kabengele, coordonnateur national du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice, s’en indigne : "Tout est prêt. On attend juste le financement du gouvernement."
Bukavu, ville d’espoirs suspendus, bruisse de murmures inquiets dans ses rues. Le week-end dernier, un épisode singulier s’est joué dans les coulisses des nouveaux maîtres : la Fédération des entreprises du Congo a remis un mémorandum aux autorités du M23, conditionnant toute reprise des activités économiques à Bukavu à des engagements clairs sur la sécurité et l’indemnisation des entreprises pillées. En clair, la balle est dans le camp des rebelles.
Les villes de Goma et Bukavu ont récemment accueilli des séances de sensibilisation organisées par la CNSSAP. Ces sessions, axées sur l'Action sanitaire et sociale, ont permis d’éclairer les bénéficiaires sur les mesures mises en place pour compléter les prestations de pension. En écho à la législation actuelle (Loi N°22/031 de 2022), elles illustrent la volonté de l'État congolais d'améliorer le bien-être de ses agents publics à la retraite.
Dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la RDC, un vent nouveau souffle sur le Service national, autrefois perçu comme une contrainte. Le centre de formation de Kaniama-Kasese, anciennement considéré comme un mouroir pour les jeunes, est aujourd'hui devenu un symbole d'espoir et de renouveau. L’ancien canard boiteux attire désormais de jeunes désireux de s'engager volontairement, transformant ainsi leur destin.
Le Congo est-il vraiment riche, ou simplement propriétaire de richesses qu’il ne sait pas encore transformer en puissance ? Entre minerais, savoirs, territoire et talents, le paradoxe demeure : nous avons hérité de beaucoup, mais qu’avons-nous réellement construit ?
À Kinshasa, il fut un temps où l’on demandait : "Tu habites où ?" Aujourd’hui, la question ressemble davantage à : "Tu rentres à quelle heure ?" Car dans la capitale congolaise, sortir de chez soi relève parfois de la haute voltige, et rentrer entier tient presque du bulletin de victoire.
La Banque centrale de la RDC (BCC) a pris une mesure audacieuse pour renforcer l’autonomie financière du pays : l’ordonnance exigeant que les Terminaux de paiement électronique (TPE) n’acceptent plus que le franc congolais pour les transactions quotidiennes.
Commentaires (0)