Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
En RDC, nous excellons dans l’indignation, mais peinons à anticiper. La population subit, les dirigeants improvisent, puis chacun s’emporte lorsque la crise éclate. À force de confondre colère et stratégie, nous finissons par subir les événements que nous aurions dû prévoir.
Tant que les règles resteront conçues pour protéger ceux qui gouvernent plutôt que ceux qu’ils gouvernent, l’alternance ne sera qu’une permutation des bénéficiaires du système, jamais sa remise en cause. Car le véritable mal congolais est un système qui survit aux dirigeants, recycle ses opposants, protège ses privilèges et transforme la conquête du pouvoir en une fin en soi.
Contrairement à la Silicon Valley californienne, célèbre pour ses innovations technologiques, la rue située au cœur de Kampala, capitale dynamique ougandaise, est réputée pour une industrie moins conventionnelle : la contrefaçon qui transcende les frontières nationales.
À l’Assemblée nationale, le rapport d’Ebuteli publié ce 12 décembre fait l’effet d’un pavé dans une mare déjà bien trouble. Sur les 177 moyens de contrôle recensés entre 2020 et 2023, seuls 7% ont vu la lumière du jour. Les autres, comme des lettres au Père Noël, se sont perdues dans les méandres d’une bureaucratie législative digne d’un roman d’espionnage.
Sous l’impulsion du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, la question de la souveraineté technologique prend une nouvelle dimension.
Il y a des mots qui claquent, des thèmes qui résonnent, et des discours qui réveillent les ambitions. Lors de la masterclass "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC", Erick Makuala Ingemba Nsi a dévoilé avec passion les clés pour réussir dans la sous-traitance publique et privée. Son exposé a mis en lumière ce levier stratégique trop souvent sous-estimé dans ce pays.
Alors que la République démocratique du Congo regorge de matières premières, le pays demeure cependant incapable de transformer sur place ses ressources agricoles. Pourtant, des solutions existent. Comment faire qu’il ne soit pas qu’un marché pour ses voisins ?
De la Chine à Kinshasa, le trophée change de décor, mais pas de symbole : celui d’une RDC capable de faire rayonner son génie technologique au-delà de ses frontières.
Dans un monde en mutation rapide, où les défis professionnels n’épargnent personne, la jeunesse cherche désespérément sa place. À Kinshasa, capitale trépidante de la RDC, même les jeunes chrétiens sont confrontés à une question existentielle : comment allier foi et succès professionnel ?
Puisque les entrepreneurs congolais n’arrivent pas à se positionner sur le marché est-africain, la Chambre de commerce de la République démocratique du Congo au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est plaide pour leur formation et leur mentorat. Le début d’un réveil ?
À Singini, dans le Kongo Central, le mausolée de Joseph Kasa-Vubu, premier président de la RDC et artisan de l’indépendance, se meurt sous l’indifférence. Construit en 2006, ce lieu de mémoire se dégrade inexorablement, abandonné aux intempéries et à l’érosion. Alors que les villageois tentent désespérément de préserver ce patrimoine, les promesses d’entretien et de valorisation faites depuis près de deux décennies restent lettre morte.
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