Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
En RDC, nous excellons dans l’indignation, mais peinons à anticiper. La population subit, les dirigeants improvisent, puis chacun s’emporte lorsque la crise éclate. À force de confondre colère et stratégie, nous finissons par subir les événements que nous aurions dû prévoir.
En RDC, la démocratie a parfois un drôle de casting : les élus ont le mandat, mais d’autres personnes prennent le micro pour parler au nom de tout un peuple ! De Walikale aux autres territoires, cette multiplication des porte-parole autoproclamés révèle une question qui dérange : quand les élus ne se font plus entendre, qui finit par représenter la population ?
Dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la RDC, un vent nouveau souffle sur le Service national, autrefois perçu comme une contrainte. Le centre de formation de Kaniama-Kasese, anciennement considéré comme un mouroir pour les jeunes, est aujourd'hui devenu un symbole d'espoir et de renouveau. L’ancien canard boiteux attire désormais de jeunes désireux de s'engager volontairement, transformant ainsi leur destin.
La capitale congolaise n’a pas seulement connu une journée de tension. Elle a offert, une fois de plus, le spectacle inquiétant d’un État qui semble courir derrière sa propre autorité.
De "venez nous acheter du lait" à "fermez vos petites boutiques" : William Ruto semble avoir changé de recette. Et cette fois, c’est aux étrangers de mettre la clé sous le paillasson.
Au cœur de la RDC, le projet TRANSFORME réinvente la façon de soutenir le secteur privé. Sous des airs de compétition entrepreneuriale, le Concours de plan d’affaires (COPA) nous invite à découvrir une autre facette du pays : des PME ambitieuses qui rêvent de faire leur grand saut vers la pérennité. Entre enjeux de genre, innovations technologiques et résilience climatique, ce programme a tout pour en faire une épopée nationale.
A Paris, Chris Ayale, jeune entrepreneur de l’est de la RDC, a captivé son auditoire en mêlant pragmatisme et poésie. Lors d’une rencontre stratégique, il a plaidé pour une innovation enracinée dans les besoins des communautés rurales tout en séduisant les financiers.
C’est une scène devenue tristement banale en temps de crise : des files d’attente interminables devant les rares banques encore ouvertes, des distributeurs automatiques vides, des familles désemparées sans accès à leur propre argent. En RDC, comme ailleurs dans le monde, la guerre ne se contente pas de semer la mort et la destruction, elle gèle aussi les rouages de l’économie. Mais en 2025, doit-on encore dépendre du cash pour survivre ?
Il y a des mots qui claquent, des thèmes qui résonnent, et des discours qui réveillent les ambitions. Lors de la masterclass "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC", Erick Makuala Ingemba Nsi a dévoilé avec passion les clés pour réussir dans la sous-traitance publique et privée. Son exposé a mis en lumière ce levier stratégique trop souvent sous-estimé dans ce pays.
À l’heure où les crypto-monnaies créent autant d’enthousiasme que de méfiance, le Sénat américain vient de poser une pierre angulaire dans l’histoire financière mondiale. Sous l’impulsion de Donald Trump, le Genius Act a été adopté le 17 juin, ouvrant la voie à une réglementation inédite pour les stablecoins. Un texte qui fait déjà couler beaucoup d’encre.
Le Congo est-il vraiment riche, ou simplement propriétaire de richesses qu’il ne sait pas encore transformer en puissance ? Entre minerais, savoirs, territoire et talents, le paradoxe demeure : nous avons hérité de beaucoup, mais qu’avons-nous réellement construit ?
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