Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
La capitale congolaise n’a pas seulement connu une journée de tension. Elle a offert, une fois de plus, le spectacle inquiétant d’un État qui semble courir derrière sa propre autorité.
Tant que les règles resteront conçues pour protéger ceux qui gouvernent plutôt que ceux qu’ils gouvernent, l’alternance ne sera qu’une permutation des bénéficiaires du système, jamais sa remise en cause. Car le véritable mal congolais est un système qui survit aux dirigeants, recycle ses opposants, protège ses privilèges et transforme la conquête du pouvoir en une fin en soi.
L’épineuse réforme de la Police nationale congolaise (PNC) semble naviguer à vue dans un cadre juridique et réglementaire pourtant limpide. Emmanuel Kabengele, coordonnateur national du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice, s’en indigne : "Tout est prêt. On attend juste le financement du gouvernement."
En RDC, la politique semble être devenue le seul ascenseur social où l'on monte pour servir le peuple, mais où l'on s'empresse surtout de meubler son propre salon. À force de confondre mandat et gagne-pain, République et patrimoine, nous avons transformé le pouvoir en jackpot et le départ en catastrophe nationale.
Sous l’impulsion du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, la question de la souveraineté technologique prend une nouvelle dimension.
À l'initiative de l'organisation Focus des droits et accès, un groupe de femmes de Goma s’est, le 11 mars, rendu auprès du vice-gouverneur du Nord-Kivu chargé des questions administratives, financières et du développement, pour plaider en faveur de la validation des diplômes d'État dans les zones rebelles, coupées de Kinshasa, la capitale congolaise.
Entre les avertissements de Joseph Kabila en 2025, ses nouvelles déclarations en octobre 2026 et l’émergence d’un front politico-militaire, le Congo est-il passé à côté de signaux stratégiques majeurs ? Derrière cette recomposition, une question dérange : le pouvoir de Kinshasa gouverne-t-il les événements ou court-il toujours derrière eux ?
Née d’un appel à l’action pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin, Organic Food est devenue un symbole de réussite et d’innovation. En six ans, cette entreprise a su conquérir le marché de Kinshasa grâce à ses produits alimentaires de qualité, tout en inspirant de nombreuses femmes à suivre leurs rêves entrepreneuriaux.
La RDC a-t-elle trop dialogué pour si peu de résultats ? Le problème n’est pas de dialoguer, mais de savoir pour qui, pourquoi et pour quelle finalité. Car un dialogue qui sert les ambitions politiques sans refonder l’État ne fait que préparer les crises de demain.
Perdu dans une végétation luxuriante à 17 kilomètres à l’est de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka est bien plus qu’un simple tarmac. Avec sa piste de 3 500 mètres, il est le témoin silencieux de l’histoire et des turbulences d’une région riche en promesses.
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
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