Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
De "venez nous acheter du lait" à "fermez vos petites boutiques" : William Ruto semble avoir changé de recette. Et cette fois, c’est aux étrangers de mettre la clé sous le paillasson.
En RDC, nous excellons dans l’indignation, mais peinons à anticiper. La population subit, les dirigeants improvisent, puis chacun s’emporte lorsque la crise éclate. À force de confondre colère et stratégie, nous finissons par subir les événements que nous aurions dû prévoir.
Jean Bakomito Gambu, 49 ans, gouverneur du Haut-Uélé, dans le nord-est de la RDC, s’est fait un nom par son engagement exceptionnel envers sa province. Marié et père de famille, l’entrepreneur aguerri est également président de la fondation Jean Bakomito (FJB).
Du bloc opératoire à la table de négociation, le Prix Nobel de la paix propose de traiter le mal congolais à la racine : sécurité, justice, gouvernance et minerais. Une stratégie qui entend surtout rompre avec les éternels "processus de paix" qui produisent des communiqués pendant que les canons, eux, produisent des déplacés.
Le ministre des Finances vient de frapper un grand coup. Avec 1,9 milliard de dollars fraichement signés auprès de la Banque mondiale, la RDC s’offre une place de choix dans la cour des grands projets de transformation. Et si ce n’était pas juste une annonce de plus ?
Prêts à conquérir l’Amérique, 19 jeunes entrepreneurs congolais, sélectionnés pour participer au prestigieux programme de leadership Mandela Washington Fellowship, bénéficieront de six semaines de formation dans des universités américaines, afin de renforcer leurs compétences et leurs réseaux.
Au cœur du tumulte entrepreneurial qui façonne l’avenir économique du Sud-Kivu, une voix émerge avec force et conviction : celle de Jean Paul Lokumu, directeur provincial de l’Agence nationale de développement de l'entrepreneuriat congolais au Sud-Kivu. Lors de l'édition 2024 de l’Impact forum entrepreneurial, Lokumu a captivé son auditoire avec un message puissant : les innovations de l’Anadec sont là pour les petits budgets.
C’est une scène devenue tristement banale en temps de crise : des files d’attente interminables devant les rares banques encore ouvertes, des distributeurs automatiques vides, des familles désemparées sans accès à leur propre argent. En RDC, comme ailleurs dans le monde, la guerre ne se contente pas de semer la mort et la destruction, elle gèle aussi les rouages de l’économie. Mais en 2025, doit-on encore dépendre du cash pour survivre ?
Qui aurait cru qu'une passion découverte en février 2021 se transformerait en une réelle success story entrepreneuriale ? C'est pourtant l'histoire de Zena Risassi Yolande, PDG de Zena Care Hair Cosmetics, une PME dynamique qui fait des vagues dans l'industrie cosmétique à Bukavu, dans l’est de la RDC, grâce à sa gamme innovante de produits capillaires.
Bien que les jeunes entrepreneurs captent régulièrement l'attention des médias, ils ne sont en réalité pas les seuls à créer et développer des entreprises prospères. Selon les dernières données, l'âge moyen d'un entrepreneur à succès aux États-Unis est en fait de 45 ans.
Chris Ayale, jeune prodige de l’informatique et fondateur de KivuGreen, n’a pas sa langue dans sa poche. Depuis Goma (est de la RDC), où il dirige avec brio sa start-up spécialisée dans le développement durable, il est aussi devenu l’une des voix les plus critiques envers les absurdités du système de mobile money en RDC. Le CEO s’est récemment attaqué à ce qu’il considère comme un frein majeur à l’inclusion financière : la politique de facturation des acteurs du mobile money.
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