Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
Alors que le président Tshisekedi entame son deuxième mandat, une étude révèle que 63% des répondants à un sondage anticipent une amélioration de leurs conditions de vie, témoignant d’une confiance en la capacité du gouvernement à stimuler la prospérité nationale.
Face aux inquiétudes croissantes des Etats-Unis et de l'ONU concernant l'exploitation illicite des minerais en RDC, la première ministre Judith Suminwa a dévoilé un plan en sept actions clés visant à assainir et réformer le secteur minier. Ces mesures, axées sur la transparence, la lutte contre le commerce illégal et la protection des communautés locales, marquent une étape importante vers un modèle d’exploitation plus durable et responsable.
L’épineuse réforme de la Police nationale congolaise (PNC) semble naviguer à vue dans un cadre juridique et réglementaire pourtant limpide. Emmanuel Kabengele, coordonnateur national du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice, s’en indigne : "Tout est prêt. On attend juste le financement du gouvernement."
De "venez nous acheter du lait" à "fermez vos petites boutiques" : William Ruto semble avoir changé de recette. Et cette fois, c’est aux étrangers de mettre la clé sous le paillasson.
Se trouvant dans le territoire de Shabunda, le gouverneur de province, le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, est parti se recueillir ce vendredi 2 août à Byankungu, sur le pont Ulindi, où une gerbe de fleurs a été déposée en mémoire de toutes les victimes innocentes massacrées durant les rebellions qui se sont succédées par le passé.
En RDC, où l'accès aux banques reste limité, Mobile Money et crypto-monnaie s'imposent comme les nouvelles stars de la finance. L'une est un pilier du quotidien, l'autre un pari audacieux sur l'avenir. Entre stabilité et innovation, laquelle séduira les Congolais ? Plongée au cœur d'une révolution monétaire.
Dans un pays où la farine de blé règne en impératrice importée, une femme a décidé de saborder cette monarchie culinaire. Son nom ? Marie-Claire Yandju, professeure de biologie moléculaire et spécialiste en technologie alimentaire et nutrition à l’Université de Kinshasa. Son arme secrète ? Le manioc. Oui, ce tubercule national, trop souvent relégué au statut d’accompagnement de fortune, se dresse désormais en alternative crédible face à l’hégémonie du blé.
Il y a plus de quinze ans, l’idée qu’un téléphone portable puisse rivaliser avec une banque semblait farfelue. Mais aujourd’hui, l’Afrique a pris le train du mobile money à toute vitesse, et elle ne compte pas ralentir.
Au Sud-Kivu, une transformation discrète mais profonde est en marche. Depuis janvier 2023, Primera Gold rebaptisée DRC Gold Trading SA, cherche à restructurer un secteur minier artisanal longtemps synonyme de chaos. Alors que la lumière s’affiche au bout du tunnel, le DG de l’entreprise, reconnu comme meilleur DG par la Société civile rénovée de la RDC, semble être devenu l’icône d’un avenir plus prometteur pour l’or du Sud-Kivu.
Le 20 août 2024 devait marquer une nouvelle ère pour les habitants du Kongo Central. La réouverture tant attendue de la ligne ferroviaire Kinshasa-Matadi promettait de mettre fin à des années de difficultés pour les riverains vivant le long de ce trajet historique.
À Singini, dans le Kongo Central, le mausolée de Joseph Kasa-Vubu, premier président de la RDC et artisan de l’indépendance, se meurt sous l’indifférence. Construit en 2006, ce lieu de mémoire se dégrade inexorablement, abandonné aux intempéries et à l’érosion. Alors que les villageois tentent désespérément de préserver ce patrimoine, les promesses d’entretien et de valorisation faites depuis près de deux décennies restent lettre morte.
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