Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
En RDC, nous excellons dans l’indignation, mais peinons à anticiper. La population subit, les dirigeants improvisent, puis chacun s’emporte lorsque la crise éclate. À force de confondre colère et stratégie, nous finissons par subir les événements que nous aurions dû prévoir.
Face aux inquiétudes croissantes des Etats-Unis et de l'ONU concernant l'exploitation illicite des minerais en RDC, la première ministre Judith Suminwa a dévoilé un plan en sept actions clés visant à assainir et réformer le secteur minier. Ces mesures, axées sur la transparence, la lutte contre le commerce illégal et la protection des communautés locales, marquent une étape importante vers un modèle d’exploitation plus durable et responsable.
Face aux tensions politiques et à l’agression extérieure, les Femmes leaders politiques mongalaises pour la paix et le développement (FELPMOPAD) appellent les Congolais à dépasser leurs divergences pour défendre la souveraineté nationale. Et, soutiennent le dialogue initié par Félix Tshisekedi, à condition qu’il respecte la Constitution et les institutions républicaines.
Imaginez des années de travail, des innovations, des rêves de transformation agricole… et puis, du jour au lendemain, tout s’évapore. Pas à cause d’une mauvaise gestion, ni d’un effondrement économique, mais à cause de la folie des hommes et de la danse macabre des armes.
Trois ressortissants chinois, arrêtés en possession de lingots d'or et d'importantes sommes en liquide au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont été condamnés à sept ans de prison ferme pour achat illicite et détention illégale de minerais.
Chris Ayale, jeune prodige de l’informatique et fondateur de KivuGreen, n’a pas sa langue dans sa poche. Depuis Goma (est de la RDC), où il dirige avec brio sa start-up spécialisée dans le développement durable, il est aussi devenu l’une des voix les plus critiques envers les absurdités du système de mobile money en RDC. Le CEO s’est récemment attaqué à ce qu’il considère comme un frein majeur à l’inclusion financière : la politique de facturation des acteurs du mobile money.
Pendant que leurs voisins estampillent fièrement leurs produits de labels de qualité, les opérateurs économiques congolais, eux, se heurtent à un mur bureaucratique, entre lourdeurs administratives, corruption et manque d’infrastructures de contrôle. Résultat ? Le commerce transfrontalier de ce grand pays ressemble à un mauvais sketch où les produits congolais sont souvent refoulés ou sous-payés par manque de certification reconnue.
Alors que la République démocratique du Congo regorge de matières premières, le pays demeure cependant incapable de transformer sur place ses ressources agricoles. Pourtant, des solutions existent. Comment faire qu’il ne soit pas qu’un marché pour ses voisins ?
Lors d’une cérémonie émouvante à la résidence royale de Cirunga, Jean-Jacques Purusi a rendu hommage au Mwami Désiré Kabare Rugemanizi II, décédé. Le gouverneur du Sud-Kivu a salué la mémoire d’un leader visionnaire et dévoué, reconnu pour son engagement en faveur de la paix et du développement, dont l’influence s’étendait au-delà des frontières de Kabare.
Le Congo est-il vraiment riche, ou simplement propriétaire de richesses qu’il ne sait pas encore transformer en puissance ? Entre minerais, savoirs, territoire et talents, le paradoxe demeure : nous avons hérité de beaucoup, mais qu’avons-nous réellement construit ?
La RDC vient de franchir récemment un cap audacieux dans sa quête d’harmonie entre développement socio-économique et conservation de l’environnement. Le gouvernement a officiellement lancé le projet "Couloir vert Kivu-Kinshasa", une initiative d’envergure visant à transformer le pays en un modèle d’intégration écologique et économique.
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