Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
Jean Bakomito Gambu, 49 ans, gouverneur du Haut-Uélé, dans le nord-est de la RDC, s’est fait un nom par son engagement exceptionnel envers sa province. Marié et père de famille, l’entrepreneur aguerri est également président de la fondation Jean Bakomito (FJB).
La RDC a-t-elle trop dialogué pour si peu de résultats ? Le problème n’est pas de dialoguer, mais de savoir pour qui, pourquoi et pour quelle finalité. Car un dialogue qui sert les ambitions politiques sans refonder l’État ne fait que préparer les crises de demain.
À Kinshasa, des femmes politiques de Bumba, Lisala et Bongandanga veulent faire de leurs différences une force pour la paix et le développement de la Mongala. Une ambition qui commence par un pari : parler d’une seule voix sans forcément penser de la même manière.
Du bloc opératoire à la table de négociation, le Prix Nobel de la paix propose de traiter le mal congolais à la racine : sécurité, justice, gouvernance et minerais. Une stratégie qui entend surtout rompre avec les éternels "processus de paix" qui produisent des communiqués pendant que les canons, eux, produisent des déplacés.
Quelque 350 des 1 075 gorilles de montagne sauvages restant dans le monde vivent dans le parc national des Virunga. Des majestueux singes, un trésor inestimable pour la RDC, qui luttent pour leur survie face à la présence des rebelles qui occupent le secteur des gorilles.
Imaginez des années de travail, des innovations, des rêves de transformation agricole… et puis, du jour au lendemain, tout s’évapore. Pas à cause d’une mauvaise gestion, ni d’un effondrement économique, mais à cause de la folie des hommes et de la danse macabre des armes.
À Kinshasa, la capitale, un miracle silencieux s’opère. Une équipe de kinésithérapeutes et d’orthopédistes, armée de téléphones et d’imprimantes 3D, redonne espoir à ceux que la vie a amputés. À l’avant-garde de cette révolution se trouve Prothea Congo, un centre orthopédique mis en place pour améliorer la mobilité et la perception des personnes aux caractéristiques uniques. Une manière plus simple de leur offrir une vie plus équitable.
La DGA du Fogec a déclenché une vague d’enthousiasme lors d’une masterclass à Kinshasa. Le sujet ? "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC". Mais ne vous y méprenez pas : ce n’était pas une conférence poussiéreuse sur le financement. C’était un exercice avec un savant mélange de réalisme et de punchlines percutantes.
Figure emblématique de la promotion de l’entrepreneuriat et du civisme fiscal au Sud-Kivu, le directeur provincial de l’Agence nationale du développement de l’entrepreneuriat congolais s’illustre par ses initiatives novatrices qui visent à transformer le paysage socioéconomique de cette province de l’est de la RDC. Et de tout le pays.
Alors que sa population consommatrice d’eau est passée de 941 000 habitants en 2021 à 2 418 000 en 2023, la ville de l’est de la RDC a vu sa population exploser, avant même l’arrivée, en février 2024, de près de 2 millions de déplacés en provenance de la région de Sake. Une situation qui a créé une pression immense sur les infrastructures de distribution d’eau.
Le Congo est-il vraiment riche, ou simplement propriétaire de richesses qu’il ne sait pas encore transformer en puissance ? Entre minerais, savoirs, territoire et talents, le paradoxe demeure : nous avons hérité de beaucoup, mais qu’avons-nous réellement construit ?
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