Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
Imaginez des années de travail, des innovations, des rêves de transformation agricole… et puis, du jour au lendemain, tout s’évapore. Pas à cause d’une mauvaise gestion, ni d’un effondrement économique, mais à cause de la folie des hommes et de la danse macabre des armes.
Conquérir le pouvoir est une ambition ; gouverner une nation est une épreuve d’intelligence, de compétence et de sagesse. Car lorsqu’un peuple devient le laboratoire des ambitieux, c’est toute une nation qui en paie le prix.
Un virement depuis un compte affilié au gouvernement congolais vers une société texane propulse Kinshasa dans une affaire qui secoue l’entourage de Donald Trump. Entre réseaux d’affaires, passeport diplomatique et accusations de détournement, une question demeure : à quoi cet argent était-il destiné ?
En RDC, les hommes passent, les régimes se succèdent, mais le système, lui, résiste et reproduit les mêmes échecs. Car tant que le pouvoir restera organisé pour se conquérir, se conserver et se protéger plutôt que pour construire la nation, aucun changement de dirigeants ne suffira à transformer le pays.
Sous l’impulsion du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, la question de la souveraineté technologique prend une nouvelle dimension.
Dans les hauteurs du volcan Nyiragongo, bordant les vallées verdoyantes de l’est de la RDC, une révolution silencieuse prend racine. Des sillons creusés à mains nues émergent des graines d'espoir, portées par le travail acharné de 500 femmes regroupées en 10 organisations paysannes.
La RDC a vibré cette semaine au rythme de la 9ème édition de l’Expo Béton, un événement devenu incontournable pour le développement urbain et économique. Ce salon, dédié aux villes, corridors et zones économiques spéciales, a été clôturé par la cheffe du gouvernement à Lubumbashi. Et si les discours officiels ont apporté leur lot de perspectives, c’est surtout une annonce inattendue du Fogec qui a retenu l’attention. Spoiler alert : le Fonds est bien décidé à transformer les "petits épiciers" en mastodontes économiques.
Entre entrepôts, usine et champs, Hélène Gakuru a tenu à s’assurer que l’entrepreneuriat soutenu par le gouvernement congolais se traduit en succès concrets. Une visite qui marque aussi un engagement fort en ce mois de la femme, avec la mise en lumière des initiatives féminines dans l’économie nationale.
Dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la RDC, un vent nouveau souffle sur le Service national, autrefois perçu comme une contrainte. Le centre de formation de Kaniama-Kasese, anciennement considéré comme un mouroir pour les jeunes, est aujourd'hui devenu un symbole d'espoir et de renouveau. L’ancien canard boiteux attire désormais de jeunes désireux de s'engager volontairement, transformant ainsi leur destin.
Et si on vous disait que la carte du monde vous ment ? L'Afrique, géant de 30 millions de km², y est rapetissée depuis des siècles. Avec la campagne "Correct the Map", l'Union africaine veut rétablir la vérité : redonner au continent sa grandeur, sur la carte… et dans nos esprits.
Au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, la vie est un défi quotidien. Mais si vous croyez que les entrepreneurs de la région se contentent de fuir l’insécurité en criant "Sauve qui peut !", détrompez-vous. Ils sont plutôt en mode "Résiste qui peut !" Et, avec Kivu Entrepreneurs, l’incubateur qui a célébré ses dix ans d’existence ce 27 novembre, l’espoir reste de mise.
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