Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
Les récentes déclarations du sénateur Aristide Bulakali sur une mission de l’Assemblée nationale congolaise en Ouganda font l'effet d'une bombe. Avec un style aussi tranchant que précis, l'élu du Sud-Kivu a livré une analyse géopolitique digne des meilleures parties de Risk.
Quelque 350 des 1 075 gorilles de montagne sauvages restant dans le monde vivent dans le parc national des Virunga. Des majestueux singes, un trésor inestimable pour la RDC, qui luttent pour leur survie face à la présence des rebelles qui occupent le secteur des gorilles.
Tant que les règles resteront conçues pour protéger ceux qui gouvernent plutôt que ceux qu’ils gouvernent, l’alternance ne sera qu’une permutation des bénéficiaires du système, jamais sa remise en cause. Car le véritable mal congolais est un système qui survit aux dirigeants, recycle ses opposants, protège ses privilèges et transforme la conquête du pouvoir en une fin en soi.
Entre les avertissements de Joseph Kabila en 2025, ses nouvelles déclarations en octobre 2026 et l’émergence d’un front politico-militaire, le Congo est-il passé à côté de signaux stratégiques majeurs ? Derrière cette recomposition, une question dérange : le pouvoir de Kinshasa gouverne-t-il les événements ou court-il toujours derrière eux ?
Un vent de purification semble souffler sur la magistrature en République démocratique du Congo. Trois juges de la Cour d’appel de la province du Haut-Lomami, dans le sud du pays, ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq à sept ans pour corruption, dans une décision choc rendue par la Cour de cassation, dans la nuit du 8 au 9 octobre.
La Régie de distribution d’eau en RDC a récemment franchi une étape significative au Nord-Kivu, en améliorant les conditions de travail de ses plongeurs. Ces héros de l’ombre, confrontés à des environnements difficiles et dangereux, voient désormais leurs efforts reconnus et leurs conditions de travail optimisés, marquant ainsi un pas de plus vers l’excellence.
Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (Fogec) redéfinit l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises. Avec des mécanismes innovants pour sécuriser les prêts bancaires, il ouvre une voie royale aux entrepreneurs congolais, transformant des idées audacieuses en success stories. Une initiative ambitieuse qui promet de stimuler l'économie locale et de créer une nouvelle génération de leaders millionnaires.
Au cœur du territoire de Masisi, la ferme de Lushebere se dresse comme un bastion de l’industrie laitière dans l’est de la RDC. Cependant, elle est menacée par les ombres du M23.
Depuis la prise de Bukavu par le M23 et la dégringolade économique qui en découle, une nouvelle espèce d’opérateurs économiques a vu le jour : les taxeurs improvisés des services mobiles. Airtel, Orange, Vodacom, Africell… Autant de noms qui sonnaient autrefois comme une promesse de modernité, mais qui aujourd’hui riment avec racket organisé.
Il y a cinq mois, Anthony Nkinzo, alors directeur général de l’Anapi, avait suscité une onde de choc en déclarant sur les ondes de Rfi : "La RDC ne peut se suffire à elle-même". Cette phrase, à la fois provocante et réaliste, traduisait son inquiétude face aux défis économiques colossaux de son pays, tout en ouvrant la voie à une réflexion plus large sur les partenariats économiques nécessaires à la transformation économique de la RDC.
La RDC a vibré cette semaine au rythme de la 9ème édition de l’Expo Béton, un événement devenu incontournable pour le développement urbain et économique. Ce salon, dédié aux villes, corridors et zones économiques spéciales, a été clôturé par la cheffe du gouvernement à Lubumbashi. Et si les discours officiels ont apporté leur lot de perspectives, c’est surtout une annonce inattendue du Fogec qui a retenu l’attention. Spoiler alert : le Fonds est bien décidé à transformer les "petits épiciers" en mastodontes économiques.
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