Goma, le cauchemar d’hier, Bukavu, le drame de demain ?
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Haut cadre du parti présidentiel en RDC, Aristide Bulakali, fin connaisseur de la région des Grands, est sénateur et professeur d'université
Alors que le président Tshisekedi entame son deuxième mandat, une étude révèle que 63% des répondants à un sondage anticipent une amélioration de leurs conditions de vie, témoignant d’une confiance en la capacité du gouvernement à stimuler la prospérité nationale.
En mission stratégique à Accra, Grâce Ngabo, coordonnatrice provinciale du P-DDRCS au Sud-Kivu, participe à une formation intensive sur la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Avec l’ambition de renforcer l’efficacité de ses équipes de désarmement et démobilisation, elle promet de transformer ces acquis en actions concrètes pour la stabilité de l'est de la RDC.
Du bloc opératoire à la table de négociation, le Prix Nobel de la paix propose de traiter le mal congolais à la racine : sécurité, justice, gouvernance et minerais. Une stratégie qui entend surtout rompre avec les éternels "processus de paix" qui produisent des communiqués pendant que les canons, eux, produisent des déplacés.
Un virement depuis un compte affilié au gouvernement congolais vers une société texane propulse Kinshasa dans une affaire qui secoue l’entourage de Donald Trump. Entre réseaux d’affaires, passeport diplomatique et accusations de détournement, une question demeure : à quoi cet argent était-il destiné ?
Un vent de purification semble souffler sur la magistrature en République démocratique du Congo. Trois juges de la Cour d’appel de la province du Haut-Lomami, dans le sud du pays, ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq à sept ans pour corruption, dans une décision choc rendue par la Cour de cassation, dans la nuit du 8 au 9 octobre.
La République démocratique du Congo est en train de se faire une place de choix sur la scène internationale de l'art contemporain. Des artistes tels que Chéri Samba, Freddy Tsimba ou Vitshois Mwilambwe Bondo, sont désormais présents dans les galeries les plus prestigieuses du monde, redéfinissant ainsi les perceptions de l’art congolais. Mais comment expliquer ce phénomène d’essor et cette affirmation d’une identité artistique singulière ?
Il y a deux ans, les élèves de l’Institut technique industriel de Goma ont fait sensation en dévoilant deux modèles de véhicules révolutionnaires. Entièrement fabriquées à partir de matériaux recyclés, ces créations ont mis en lumière l’ingéniosité de ces élèves. Le "Mad Max", avec son design tubulaire, et le "Lynx M13", un modèle plus compact, ont suscité l’admiration de la communauté.
Pour couronner ses trois années d’études du premier cycle à l’ISAM/Bukavu, une étudiante en coupe et couture a confectionné une robe de mariée faite de pagne, dont la variété de motifs et de couleurs utilisée pour la réaliser est, au-delà d’être esthétique, également symbolique.
A Paris, Chris Ayale, jeune entrepreneur de l’est de la RDC, a captivé son auditoire en mêlant pragmatisme et poésie. Lors d’une rencontre stratégique, il a plaidé pour une innovation enracinée dans les besoins des communautés rurales tout en séduisant les financiers.
Une tonne de déchets, c’est une nuisance. Mille tonnes, c’est une catastrophe. Mais pour les chercheurs de Goma et Bukavu, ce sont des mines d’or qui n’attendent qu’un bon coup de pelle scientifique pour révéler leur potentiel. Engagés dans un combat titanesque, ces esprits brillants veulent faire des ordures le nouvel or vert de l’est de la RDC.
En appliquant les bénéficiaires, le Programme de développement local des 145 territoires a non seulement développé en eux un sentiment de propriété collective et de responsabilité partagée, mais a aussi transformé l’engagement civique en action concrète pour un avenir durable.
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