La Belgique, une passerelle vers le marché européen pour les agri-preneurs du Congo
Le Réseau des agri-preneurs pour le développement du Congo intensifie ses efforts pour promouvoir les produits locaux sur le marché européen. Lors de la visite, en ce mois de septembre, du ministre d’Etat belge à Bukavu, le réseau a saisi l’occasion pour plaider en faveur d’un soutien accru de la Belgique afin de faciliter l’accès des produits congolais dans l’espace Schengen.
De gauche à droite : Jean-Jacques Purusi, le gouverneur du Sud-Kivu, et André Flahaut, le ministre d'Etat belge, dans une rencontre avec l'équipe de l'Anadec et les entrepreneurs du Sud-Kivu
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
Dans un monde où l’agriculture doit être le socle du développement durable, comment investir dans le premier kilomètre quand la guerre sabote les semences avant même qu’elles ne touchent le sol ? C’est la question poignante soulevée par Grégoire Mutshail Mutomb, ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, lors du 48ème Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole, qui s’est tenu du 12 au 13 février à Rome.
Au Sud-Kivu, une transformation discrète mais profonde est en marche. Depuis janvier 2023, Primera Gold rebaptisée DRC Gold Trading SA, cherche à restructurer un secteur minier artisanal longtemps synonyme de chaos. Alors que la lumière s’affiche au bout du tunnel, le DG de l’entreprise, reconnu comme meilleur DG par la Société civile rénovée de la RDC, semble être devenu l’icône d’un avenir plus prometteur pour l’or du Sud-Kivu.
À l’occasion de la masterclass "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC", le Révérend Hubert Miyimi, ingénieur civil et leader chevronné, a livré une présentation vivante sur le thème du leadership des jeunes dans l’innovation. Une ode au génie juvénile, mêlant inspiration, stratégie et défis concrets.
À Bukavu, ville meurtrie de l’est de la RDC, Da’ Aimée, tenancière d’un petit bar, vend ses dernières bouteilles de bière à des clients captivés par un match de football. Entre économie paralysée, fermeture de la Bralima après pillages et insécurité, et un quotidien marqué par la pénurie, elle incarne la résilience. Une leçon de courage et de patriotisme dans un chaos où même une bière tiède devient un symbole de résistance.
Pour couronner ses trois années d’études du premier cycle à l’ISAM/Bukavu, une étudiante en coupe et couture a confectionné une robe de mariée faite de pagne, dont la variété de motifs et de couleurs utilisée pour la réaliser est, au-delà d’être esthétique, également symbolique.
Imaginez un lieu où les entrepreneurs se rassemblent, partagent leurs idées et innovent. C’est ce que les centres Kazi, essentiels pour l’avenir économique de la RDC, sont censés offrir.
Puisque les entrepreneurs congolais n’arrivent pas à se positionner sur le marché est-africain, la Chambre de commerce de la République démocratique du Congo au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est plaide pour leur formation et leur mentorat. Le début d’un réveil ?
Après des mois d’attente, le partenariat entre le Fpi et le Fogec passe à l’action : un avenant signé le 8 mai débloque ce programme ambitieux, offrant aux jeunes entrepreneurs congolais des financements à taux réduit pour transformer leurs projets industriels en réalité. Une lueur d’espoir pour l’avenir entrepreneurial du Congo.
A l’horizon 2027, le monde du travail se transforme à une vitesse fulgurante, propulsé par l’innovation technologique et la nécessité de répondre aux défis environnementaux. Selon une étude du Forum économique mondial, dix métiers émergent comme ayant le plus fort potentiel de croissance. Ces professions, qui allient compétences techniques et sensibilité aux enjeux contemporains, dessinent les contours d’un avenir professionnel prometteur.
L’avenant 5 du contrat sino-congolais, censé financer des infrastructures en RDC, suscite des interrogations après la révélation d’un écart de 113 millions USD non justifié entre les montants prévus et ceux inscrits dans le budget rectificatif 2024. Malgré l’inscription des fonds dans la loi de finances, la gestion opaque de ces décaissements inquiète la société civile, qui appelle à un contrôle rigoureux pour éviter des détournements et garantir une transparence totale.
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