Marie-Claire Yandju et la revanche du manioc : quand la science congolaise défie le pain béni du blé
Dans un pays où la farine de blé règne en impératrice importée, une femme a décidé de saborder cette monarchie culinaire. Son nom ? Marie-Claire Yandju, professeure de biologie moléculaire et spécialiste en technologie alimentaire et nutrition à l’Université de Kinshasa. Son arme secrète ? Le manioc. Oui, ce tubercule national, trop souvent relégué au statut d’accompagnement de fortune, se dresse désormais en alternative crédible face à l’hégémonie du blé.
La farine panifiable du manioc est une farine non fermentée, sans odeur, sans micro organisme
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
Depuis dix ans, Helena, la première huile de chenille, appelées mposé en République démocratique du Congo, s’affirme comme un acteur incontournable dans un contexte où la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale sont des enjeux majeurs. Mais, malgré le potentiel d’Helena, les chenilles mposé restent rares et coûteux dans la capitale congolaise.
Dans une visite qui symbolise l'espoir et l'innovation pour l’agriculture dans l’est de la RDC, l’équipe de Barka Fund a récemment découvert le travail révolutionnaire de KivuGreen, une start-up née d’un rêve audacieux. Avec pour mission de digitaliser le secteur agricole, cette start-up fondée par Chris Ayale, jeune entrepreneur et informaticien passionné, est en train de transformer la manière dont les petits producteurs de la région cultivent et commercialisent leurs produits.
Entre entrepôts, usine et champs, Hélène Gakuru a tenu à s’assurer que l’entrepreneuriat soutenu par le gouvernement congolais se traduit en succès concrets. Une visite qui marque aussi un engagement fort en ce mois de la femme, avec la mise en lumière des initiatives féminines dans l’économie nationale.
A Busunju, au centre de l’Ouganda, une agricultrice passionnée est en train de tracer un chemin inattendu vers l’innovation agricole et la santé naturelle. Milly Ssebaggala, 49 ans, rêve grand : commercialiser un vin médicinal unique à son genre, produit à partir de champignons, un breuvage qu’elle espère voir consommé aussi bien localement qu’à l’étranger.
Les banques sont closes, les Ong sont paralysées et les populations scrutent l’horizon avec inquiétude. Si l’argent ne fait pas le bonheur, son absence semble assurément semer le chaos au Sud-Kivu, cette province de l’est de la République démocratique du Congo.
Un vent de purification semble souffler sur la magistrature en République démocratique du Congo. Trois juges de la Cour d’appel de la province du Haut-Lomami, dans le sud du pays, ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq à sept ans pour corruption, dans une décision choc rendue par la Cour de cassation, dans la nuit du 8 au 9 octobre.
La Rtnc, miroir brisé d’un État en faillite, diffuse chaque jour les promesses de prospérité du gouvernement tout en sombrant dans le chaos. Entre arriérés de primes, conditions de travail déplorables et un bâtiment délabré, les employés lancent un ultime appel à Félix Tshisekedi, menaçant de couper le signal si leurs revendications restent ignorées. La voix du peuple est à bout de souffle.
Au cœur de la RDC, le projet TRANSFORME réinvente la façon de soutenir le secteur privé. Sous des airs de compétition entrepreneuriale, le Concours de plan d’affaires (COPA) nous invite à découvrir une autre facette du pays : des PME ambitieuses qui rêvent de faire leur grand saut vers la pérennité. Entre enjeux de genre, innovations technologiques et résilience climatique, ce programme a tout pour en faire une épopée nationale.
Face aux inquiétudes croissantes des Etats-Unis et de l'ONU concernant l'exploitation illicite des minerais en RDC, la première ministre Judith Suminwa a dévoilé un plan en sept actions clés visant à assainir et réformer le secteur minier. Ces mesures, axées sur la transparence, la lutte contre le commerce illégal et la protection des communautés locales, marquent une étape importante vers un modèle d’exploitation plus durable et responsable.
Le Réseau des agri-preneurs pour le développement du Congo intensifie ses efforts pour promouvoir les produits locaux sur le marché européen. Lors de la visite, en ce mois de septembre, du ministre d’Etat belge à Bukavu, le réseau a saisi l’occasion pour plaider en faveur d’un soutien accru de la Belgique afin de faciliter l’accès des produits congolais dans l’espace Schengen.
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