Marie-Claire Yandju et la revanche du manioc : quand la science congolaise défie le pain béni du blé
Dans un pays où la farine de blé règne en impératrice importée, une femme a décidé de saborder cette monarchie culinaire. Son nom ? Marie-Claire Yandju, professeure de biologie moléculaire et spécialiste en technologie alimentaire et nutrition à l’Université de Kinshasa. Son arme secrète ? Le manioc. Oui, ce tubercule national, trop souvent relégué au statut d’accompagnement de fortune, se dresse désormais en alternative crédible face à l’hégémonie du blé.
La farine panifiable du manioc est une farine non fermentée, sans odeur, sans micro organisme
Avec ses immenses forêts tropicales, son potentiel agricole et son climat favorable, la RDC a tout pour devenir un leader mondial en économie verte. Aussi pour entraîner des conflits liés à la propriété des terres, surtout si les droits fonciers ne sont pas clairement définis.
Depuis dix ans, Helena, la première huile de chenille, appelées mposé en République démocratique du Congo, s’affirme comme un acteur incontournable dans un contexte où la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale sont des enjeux majeurs. Mais, malgré le potentiel d’Helena, les chenilles mposé restent rares et coûteux dans la capitale congolaise.
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
A Busunju, au centre de l’Ouganda, une agricultrice passionnée est en train de tracer un chemin inattendu vers l’innovation agricole et la santé naturelle. Milly Ssebaggala, 49 ans, rêve grand : commercialiser un vin médicinal unique à son genre, produit à partir de champignons, un breuvage qu’elle espère voir consommé aussi bien localement qu’à l’étranger.
En RDC, où la perception négative des technologies numériques entrave grandement son adoption par certains agriculteurs, KivuGreen, une start-up spécialisée dans le développement durable et la protection de l’environnement, avait dû revoir sa stratégie de sensibilisation.
La RDC vient de franchir récemment un cap audacieux dans sa quête d’harmonie entre développement socio-économique et conservation de l’environnement. Le gouvernement a officiellement lancé le projet "Couloir vert Kivu-Kinshasa", une initiative d’envergure visant à transformer le pays en un modèle d’intégration écologique et économique.
Tisya Mukuna, fondatrice et PDG de La Boite, dit La Kinoise, vient de propulser l’entrepreneuriat féminin congolais sous les projecteurs internationaux, en remportant un prix Impact lors d’un concours qui célèbre l’innovation et l’engagement des jeunes entrepreneurs africains. Une victoire qui consacre non seulement son talent, mais aussi son engagement pour l’Afrique.
Il y a deux ans, les élèves de l’Institut technique industriel de Goma ont fait sensation en dévoilant deux modèles de véhicules révolutionnaires. Entièrement fabriquées à partir de matériaux recyclés, ces créations ont mis en lumière l’ingéniosité de ces élèves. Le "Mad Max", avec son design tubulaire, et le "Lynx M13", un modèle plus compact, ont suscité l’admiration de la communauté.
L’Afrique ne se rêve plus, elle se construit. Le mois dernier, à l’ambassade de la RDC à Paris, une Afrique audacieuse a pris la parole. Sous le thème "La création des entreprises en Afrique par un appel à projet international", l’Entrepreneurial Africa Forum 2025 a mis en lumière les ambitions décomplexées de la diaspora africaine.
Au Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, les transporteurs de marchandises terrestres et lacustres naviguent souvent en dehors des règles établies par l’Etat. Une ignorance qui entraîne des conséquences économiques, sécuritaires et environnementales, mettant en lumière la nécessité d’une meilleure régulation et d’une collaboration renforcée entre les acteurs.
Devant une audience captivée, Christian Kalume Kayembe, expert en marchés publics et partenariat public-privé, a livré une présentation dynamique et riche sur les défis et opportunités que ces marchés représentent pour les PME. Ce, lors de la masterclass "Innovation et accès aux marchés publics et privés : opportunités de croissance pour les entreprises en RDC".
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