Marie-Claire Yandju et la revanche du manioc : quand la science congolaise défie le pain béni du blé
Dans un pays où la farine de blé règne en impératrice importée, une femme a décidé de saborder cette monarchie culinaire. Son nom ? Marie-Claire Yandju, professeure de biologie moléculaire et spécialiste en technologie alimentaire et nutrition à l’Université de Kinshasa. Son arme secrète ? Le manioc. Oui, ce tubercule national, trop souvent relégué au statut d’accompagnement de fortune, se dresse désormais en alternative crédible face à l’hégémonie du blé.
La farine panifiable du manioc est une farine non fermentée, sans odeur, sans micro organisme
Avec ses immenses forêts tropicales, son potentiel agricole et son climat favorable, la RDC a tout pour devenir un leader mondial en économie verte. Aussi pour entraîner des conflits liés à la propriété des terres, surtout si les droits fonciers ne sont pas clairement définis.
Quand on parle de vins en RDC, on pense souvent à des importations coûteuses ou à des produits artisanaux sous-estimés. Mais une entreprise, RISS AND SONS INDUSTRIES (RIS), a pris racine dans le Sud-Kivu pour révolutionner la scène viticole locale. Son vin Ngai-Ngai incarne un mariage parfait entre tradition, innovation et bien-être. Mais derrière chaque bouteille se cache une histoire aussi riche et savoureuse que ses arômes.
Le dernier rapport, en septembre, du Fonds international de développement agricole dresse un tableau préoccupant de la situation alimentaire en Afrique : 300 millions de personnes, soit 20 % de la population du continent, ont souffert de la faim en 2023. Un constat qui met en lumière une réalité déconcertante : malgré les vastes ressources agricoles et une population jeune, la crise alimentaire persiste, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale étant les plus touchées.
Dans un monde où l'innovation est le nouveau carburant de la croissance, La Porte du Futur s’impose comme une rampe de lancement pour les entrepreneurs africains en quête de grandeur. Avec un objectif ambitieux – "1 000 entreprises pour l’Afrique" – la plateforme parraine les projets. Alors, que se passe-t-il vraiment dans cette ruche de créativité ? Enfilez votre casque, et plongeons dans ce monde où rêves et solutions se rencontrent.
Dans une visite qui symbolise l'espoir et l'innovation pour l’agriculture dans l’est de la RDC, l’équipe de Barka Fund a récemment découvert le travail révolutionnaire de KivuGreen, une start-up née d’un rêve audacieux. Avec pour mission de digitaliser le secteur agricole, cette start-up fondée par Chris Ayale, jeune entrepreneur et informaticien passionné, est en train de transformer la manière dont les petits producteurs de la région cultivent et commercialisent leurs produits.
Née d’un appel à l’action pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin, Organic Food est devenue un symbole de réussite et d’innovation. En six ans, cette entreprise a su conquérir le marché de Kinshasa grâce à ses produits alimentaires de qualité, tout en inspirant de nombreuses femmes à suivre leurs rêves entrepreneuriaux.
Face aux inquiétudes croissantes des Etats-Unis et de l'ONU concernant l'exploitation illicite des minerais en RDC, la première ministre Judith Suminwa a dévoilé un plan en sept actions clés visant à assainir et réformer le secteur minier. Ces mesures, axées sur la transparence, la lutte contre le commerce illégal et la protection des communautés locales, marquent une étape importante vers un modèle d’exploitation plus durable et responsable.
Le ciel chargé de Bukavu pourrait bien refléter l'état d'esprit des entrepreneurs de l'Est congolais, où la guerre a transformé la région en un désert économique. Coupés du monde, les entrepreneurs du Nord et Sud-Kivu n’ont d’autre choix que de regarder leurs rêves fondre comme neige au soleil. Mais un espoir fragile s'esquisse.
Depuis la prise de Bukavu par le M23 et la dégringolade économique qui en découle, une nouvelle espèce d’opérateurs économiques a vu le jour : les taxeurs improvisés des services mobiles. Airtel, Orange, Vodacom, Africell… Autant de noms qui sonnaient autrefois comme une promesse de modernité, mais qui aujourd’hui riment avec racket organisé.
Alors que le programme COPA-TRANSFORME, porté par le consortium Deloitte–I&F Entrepreneuriat–Kivu Entrepreneurs, ambitionne de subventionner 800 PME dans 13 villes, Bukavu, réputée pourtant pour son dynamisme économique, n’a enregistré jusqu’alors que 17 candidatures. Ce chiffre, bien loin des 61 PME espérées si l’on divise équitablement les bénéficiaires, a fait bondir Paulin Mugisho, le point focal de ce consortium.
Perdu dans une végétation luxuriante à 17 kilomètres à l’est de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka est bien plus qu’un simple tarmac. Avec sa piste de 3 500 mètres, il est le témoin silencieux de l’histoire et des turbulences d’une région riche en promesses.
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