Chris Ayale : "Le mobile money en RDC freine l’innovation avec des frais absurdes"
Chris Ayale, jeune prodige de l’informatique et fondateur de KivuGreen, n’a pas sa langue dans sa poche. Depuis Goma (est de la RDC), où il dirige avec brio sa start-up spécialisée dans le développement durable, il est aussi devenu l’une des voix les plus critiques envers les absurdités du système de mobile money en RDC. Le CEO s’est récemment attaqué à ce qu’il considère comme un frein majeur à l’inclusion financière : la politique de facturation des acteurs du mobile money.
Pour Chris Ayale, la politique de facturation du mobile money rend difficile sa vulgarisation en RDC
Il y a plus de quinze ans, l’idée qu’un téléphone portable puisse rivaliser avec une banque semblait farfelue. Mais aujourd’hui, l’Afrique a pris le train du mobile money à toute vitesse, et elle ne compte pas ralentir.
Depuis la prise de Goma et Bukavu par l’AFC/M23, l’économie vacille sous l’insécurité et la rupture avec Kinshasa. Les rebelles imposent la réouverture des banques. Mais sans garanties de sécurité ni liquidités, elles hésitent. L’informel prend le relais, entre mobile money et troc. Pendant ce temps, l’AFC/M23 tente d’imposer une administration fragile. Les habitants, pris en étau, oscillent entre survie et résignation.
Dans un mouvement qui pourrait redéfinir le paysage des services financiers en RDC, VODACASH, filiale de Vodacom RDC, et l'IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, ont annoncé, ce 9 octobre, un partenariat stratégique de grande envergure. Cette collaboration vise à promouvoir les services financiers mobiles, tout en mettant en place une réglementation favorisant l'expansion de la monnaie électronique et en réduisant les transactions de gré à gré (OTC).
A Kigali, dans la capitale rwandaise, un bâtiment attire l’attention non seulement pour son architecture, mais surtout pour ce qu’il représente : une passerelle entre les jeunes talents africains en développement informatique et les entreprises européennes en quête d’innovation.
En RDC, où l'accès aux banques reste limité, Mobile Money et crypto-monnaie s'imposent comme les nouvelles stars de la finance. L'une est un pilier du quotidien, l'autre un pari audacieux sur l'avenir. Entre stabilité et innovation, laquelle séduira les Congolais ? Plongée au cœur d'une révolution monétaire.
Le commerce international est un moteur essentiel de la croissance économique. Mais il n’est pas sans obstacles. Lors d’un atelier récent organisé par l’Ogefrem à Bukavu, les panelistes ont exploré les défis spécifiques liés à l’acheminement du fret à l’import et à l’export au Sud-Kivu, une province de la RDC qui débouche directement sur l’Afrique de l’Est.
Dix ans après sa création, Kivu Entrepreneurs s’impose comme un pilier du développement économique dans l’est de la RDC. A l’occasion de cet anniversaire, le gouvernement a rendu hommage à cette initiative qui a su conjuguer résilience et innovation pour accompagner les jeunes entreprises locales dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques majeurs.
Dans un virement aussi spectaculaire que prometteur, la corporation de l'Église du réveil du Congo a fait savoir qu'elle ne s'opposait pas à la démarche entreprise par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC), visant à aboutir à un Pacte social pour la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Dans exactement dix jours, le 20 août prochain, le trafic ferroviaire sur la ligne emblématique Kinshasa-Matadi reprendra officiellement. Une réouverture qui marquera un tournant décisif pour mettre fin au calvaire des villageois vivant le long de ce trajet.
Les banques sont closes, les Ong sont paralysées et les populations scrutent l’horizon avec inquiétude. Si l’argent ne fait pas le bonheur, son absence semble assurément semer le chaos au Sud-Kivu, cette province de l’est de la République démocratique du Congo.
L’avenant 5 du contrat sino-congolais, censé financer des infrastructures en RDC, suscite des interrogations après la révélation d’un écart de 113 millions USD non justifié entre les montants prévus et ceux inscrits dans le budget rectificatif 2024. Malgré l’inscription des fonds dans la loi de finances, la gestion opaque de ces décaissements inquiète la société civile, qui appelle à un contrôle rigoureux pour éviter des détournements et garantir une transparence totale.
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