RDC, un sous-sol d’or et des cerveaux d’avenir
Alors que le gouvernement de la RDC agit pour valoriser les richesses du sous-sol, les innovateurs congolais, eux, proposent 11 projets ambitieux pour créer des milliers d’emplois.
Publié le : 05 juin 2024
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Plongé au cœur de l’action, notre reportage vous révèle les mécanismes de soutien aux entrepreneurs et aux projets novateurs qui façonnent l’industrie congolaise. Entre visites de terrain et rencontres avec les acteurs économiques, découvrez les coulisses du Fonds de promotion de l’industrie. Et de son impact sur le dynamisme industriel de la RDC.
Une vue partielle entre le staff du FPI-Bukavu et ses partenaires
Publié le : 05 juin 2024
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Alors que le gouvernement de la RDC agit pour valoriser les richesses du sous-sol, les innovateurs congolais, eux, proposent 11 projets ambitieux pour créer des milliers d’emplois.
Dans exactement dix jours, le 20 août prochain, le trafic ferroviaire sur la ligne emblématique Kinshasa-Matadi reprendra officiellement. Une réouverture qui marquera un tournant décisif pour mettre fin au calvaire des villageois vivant le long de ce trajet.
Dans un monde où les idées fusent, mais où les opportunités semblent parfois filer entre les doigts, Kivu Entrepreneurs s’impose comme un phare pour les jeunes pousses de la RDC. Niché à Goma, au cœur du Nord-Kivu, cet incubateur n’est pas qu’un simple lieu : c’est une fabrique à ambitions, un tremplin vers le succès pour des startups et PME innovantes.
En RDC, les hommes passent, les régimes se succèdent, mais le système, lui, résiste et reproduit les mêmes échecs. Car tant que le pouvoir restera organisé pour se conquérir, se conserver et se protéger plutôt que pour construire la nation, aucun changement de dirigeants ne suffira à transformer le pays.
Imaginez un lieu où les entrepreneurs se rassemblent, partagent leurs idées et innovent. C’est ce que les centres Kazi, essentiels pour l’avenir économique de la RDC, sont censés offrir.
A Busunju, au centre de l’Ouganda, une agricultrice passionnée est en train de tracer un chemin inattendu vers l’innovation agricole et la santé naturelle. Milly Ssebaggala, 49 ans, rêve grand : commercialiser un vin médicinal unique à son genre, produit à partir de champignons, un breuvage qu’elle espère voir consommé aussi bien localement qu’à l’étranger.
Bukavu, ville d’espoirs suspendus, bruisse de murmures inquiets dans ses rues. Le week-end dernier, un épisode singulier s’est joué dans les coulisses des nouveaux maîtres : la Fédération des entreprises du Congo a remis un mémorandum aux autorités du M23, conditionnant toute reprise des activités économiques à Bukavu à des engagements clairs sur la sécurité et l’indemnisation des entreprises pillées. En clair, la balle est dans le camp des rebelles.
La Bukavienne qui accompagne des milliers de femmes congolaises au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est aussi fait un nom en Colombie et en Argentine.
Les étudiants de l’Université catholique du Congo ont eu droit à un invité de marque hier. Laurent Munzemba, directeur général du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (Fogec), a pris la parole avec une énergie communicative pour inciter les jeunes à troquer la quête d’un emploi contre la création d’emplois. Et il l’a fait avec une conviction qui pourrait faire pâlir un coach en développement personnel.
Pour le sénateur Aristide Bulakali, l’histoire semble se répéter. Après l’abandon tragique des troupes à Goma, il craint que Bukavu ne subisse le même sort. "L’ennemi nous distrait, fait diversion, puis nous surprend", alerte-t-il, pointant du doigt une stratégie bien rodée qui a déjà coûté cher au Nord-Kivu. À travers son analyse, il met en garde contre un encerclement imminent de Bukavu, orchestré depuis le Rwanda. Faudra-t-il une nouvelle débâcle pour que les dirigeants tirent enfin les leçons du passé ?
Il y a cinq mois, Anthony Nkinzo, alors directeur général de l’Anapi, avait suscité une onde de choc en déclarant sur les ondes de Rfi : "La RDC ne peut se suffire à elle-même". Cette phrase, à la fois provocante et réaliste, traduisait son inquiétude face aux défis économiques colossaux de son pays, tout en ouvrant la voie à une réflexion plus large sur les partenariats économiques nécessaires à la transformation économique de la RDC.
Taylor Toeka Kakala
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